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10 fevereiro 2025

Artigo_Un bâtiment en terre crue peut durer plus longtemps qu’un édifice en béton : voici pourquoi_Futura Sciences

Aujourd’hui, au royaume du bâtiment, le béton et le ciment sont rois. Mais, demain peut-être que la construction en terre crue réussira à se refaire une place à la cour. 
C’est ce qu’envisage le film de Jérémie Basset, Toucher terre, un documentaire distribué par Jupiter Films. 
Erwan Hamard, chercheur impliqué dans le Projet National Terre Crue, nous explique pourquoi l’idée est intéressante.
Article par Nathalie Mayer, Journaliste
le 15 octobre 2024

Construire en terre crue. Une idée d'écolos un peu perchés, pensez-vous ? 
Eh bien, peut-être pas tant que cela. C'est la démonstration à laquelle se risque le film de Jérémie Basset, Toucher terre, distribué par Jupiter Films au cinéma le 16 octobre. Juste avant la neuvième édition des Journées nationales de l'architecture (18 au 20 octobre 2024). En 68 minutes, le documentaire fait le tour des atouts de la terre comme matériau de construction. Un matériau facile à extraire et à utiliser. Un matériau disponible partout. Avec de précieuses qualités phoniques et thermiques. Un matériau auquel on peut donner différentes couleurs
Et même, qui peut « durer beaucoup plus longtemps que le béton ».

Le matériau terre n’a pas à rougir de ses imperfections
Attention tout de même à ne pas confondre « durer plus longtemps » et « meilleure résistance mécanique ». « Parce que le matériau terre crue présente la résistance mécanique parmi les plus faibles des matériaux de construction », reconnait sans détours Erwan Hamard. Mais alors, n'est-ce pas gênant pour construire des bâtiments sûrs ? « Le matériau terre a l'une des résistances mécaniques les plus faibles de sa catégorie, mais une résistance mécanique tout de même suffisante pour construire des bâtiments d'un, deux ou même trois étages. Aujourd'hui, la référence, c'est le parpaing et sa résistance mécanique de l'ordre de 5 ou 6 mégapascals. Celle du matériau terre, elle, ne dépasse pas les 1 ou 2 mégapascals. Mais, sachant que la résistance mécanique que doit présenter un bâtiment à deux niveaux est de l'ordre de quelques dixièmes de mégapascal, c'est encore largement suffisant. Nos standards sont devenus bien trop élevés. Ils ne sont plus en rapport avec nos besoins en matière de sécurité. »


Le tout avec, en plus, une conséquence plutôt fâcheuse pour notre environnement et notre climat. « Quand on utilise un parpaing, notre forfait de résistance mécanique est surdimensionné. On dépense beaucoup d'énergie et de matière. On émet trop de CO2. Avec la terre crue, on peut jouer sur l'épaisseur des murs, ajuster la quantité de matière. On peut optimiser. » Comme on peut d'ailleurs le faire aussi avec des matériaux comme le bois ou la pierre.
Très bien, mais on imagine tout de même qu'un bâtiment en terre crue peut se montrer sensible aux inondations. C'est un peu d'actualité, alors... Et si on se souvient des crues exceptionnelles du Rhône et de la Saône survenue en 1840 et des bâtiments entiers en terre qui s'étaient effondrés, il y a peut-être de quoi s'inquiéter pour un avenir que les climatologues nous prévoient pour le moins incertain de ce point de vue.
« Le matériau terre est sensible à l'eau, c'est vrai. Mais il faut d'abord souligner qu'un bâtiment en terre ne s'effondre pas en un battement de cil. Il laisse généralement largement le temps à une évacuation. Ensuite, nos plans de gestion des risques font désormais apparaître clairement les zones inondables. Dans ces zones-là, mieux vaudra construire un premier niveau en béton ou en pierre, même si les étages pourront être en terre. De toute façon, un bâtiment en terre, cela n'existe pas. Il y a toujours des fondations, un sous-bassement, une charpente. La terre est l'un des matériaux du bâtiment, mais jamais le seul. »

Les constructions en terre face aux séismes
Et que se passe-t-il en cas de tremblement de terre ? Comme ils l'ont fait pour d'autres matériaux, les chercheurs ont pensé à renforcer la terre. « Certains travaillent sur des renforts à base de biomatériaux », précise Erwan Hamard. Mais la plupart du temps, ce qui est envisagé, c'est un renforcement à base... de ciment ! Une véritable aberration. « Dans un mur en terre, il faut mettre beaucoup plus de ciment que dans un mur en parpaing. L'impact environnemental est catastrophique. Mieux vaut alors construire en béton. »

Pour le chercheur engagé dans le Projet National Terre Crue, la solution est plutôt dans l'adaptation de l'architecture. « En France, la question ne se pose pas vraiment, car nous sommes peu exposés aux séismes. Mais, en Amérique du Sud par exemple, il y a énormément de bâtiments en briques de terre qui résistent à de puissants tremblements de terre. Des fissures peuvent apparaître, mais les populations sont alors tout à fait capables de réparer. »

Pourtant, lors du séisme qui a secoué le Maroc en septembre 2023, des maisons en terre se sont effondrées. Mais, à y regarder de plus près, des bâtiments en béton sans doute tout autant. « Nous sommes là face à un problème plus culturel que technique. Nous avons tendance à vouer une confiance aveugle dans les matériaux que nous avons domestiqués, reformulés. Ils ne peuvent pas être à l'origine d'un problème puisque nous les avons produits. Alors que la terre crue, c'est un matériau sauvage en quelque sorte, primitif.
Notre culture nous en donne un a priori négatif. Certes, la terre crue ne présente pas une résistance mécanique exceptionnelle et elle est sensible aux conditions extérieures. Mais il existe des techniques et des architectures qui permettent de la rendre meilleure. Et puis, répétons-le, parce que c'est important, la terre crue a quand même cet avantage indéniable de ne pas s'effondrer d'un seul coup. De donner des signaux qui permettent d'évacuer les occupants des bâtiments pour éviter le pire. »

De la terre dans nos maisons pour plus de confort
Nous voici donc rassurés. Vivre dans une maison en terre, ce n'est, a priori, pas plus risqué que vivre dans un bâtiment en béton. Mais qu'en est-il du confort ? « De nos jours, on a tendance à associer confort à isolation. Or, selon la réglementation actuelle, le matériau terre n'est pas un matériau isolant », reconnait Erwan Hamard. Alors, comment expliquer ces personnes qui, dans le film Toucher terre, racontent qu'elles vivent dans un confort inégalé depuis qu'elles ont investi une maison en terre ?
« Un bâtiment qu'on a maltraité, dans un environnement où le niveau du sol a été relevé au-dessus du niveau du sous-bassement, provoquant des remontées capillaires sans possibilité d'évacuation. Un bâtiment dont les murs ont été recouverts d'un enduit-ciment qui les empêche de respirer. Un tel bâtiment n'offrira pas le confort attendu. Mais un bâtiment en terre crue traditionnel auquel on n'a pas touché se comporte très bien sur le plan thermique. Parce que le matériau terre présente une grande inertie. » Comprenez qu'un mur en terre crue a la capacité de résister aux changements de température.
Comment ça marche ? « En automne et en hiver, lorsque les températures extérieures sont fraîches et que l'hygrométrie est importante, de l'eau va se condenser à l'intérieur du mur en terre. Cela va générer une chaleur latente qui va renforcer le pouvoir de résistance du mur à la pénétration du froid. Le mur restera chaud plus longtemps. En été, les premières chaleurs auront pour effet de faire évaporer l'eau dans le mur qui restera ainsi, au contraire, frais plus longtemps que ses cousins en béton. »
Mais attention, lorsqu'il est question d'eau dans les murs, ici, pas de crainte. L'impact, aussi bien visuel que mécanique, est nul. Dans un mur en terre, il y a 2 à 3 % d'eau. Les variations qui aident à la régulation thermique sont minimes. « Aujourd'hui, ces aspects ne sont pas pris en compte. Les outils de base des bureaux d'étude thermique n'intègrent pas ces phénomènes. Pour valider un bâtiment en terre crue, il faut utiliser des outils de simulation thermique dynamiques. Ils sont plus chers. Les études sont plus longues. Résultat, la terre crue est rarement retenue. »
« Le Projet National Terre Crue a pour ambition de remettre l'humain au centre de la réflexion. Ne penser la partie thermique d'un bâtiment seulement en termes de calories qu'il perd, c'est oublier qu'il y a des gens qui vivent à l'intérieur de ces bâtiments. L'inertie est tout aussi importante. Une maison seulement bien isolée peut devenir invivable en période de canicule. Beaucoup de bâtiments en béton armé isolés au polystyrène et mal ventilés sont devenus des boîtes étanches dans lesquels il est apparu de la moisissure. Les gens en tombent malades.

Pour donner un exemple très concret, celui de la ville de Bouguenais NDLR : près de Nantes] où est installé notre laboratoire. Elle a construit un bâtiment en terre crue d'une part et en matériaux conventionnels d'autre part. Il se trouve que les mêmes usagers, pour un même confort, règlent le thermostat à 17 °C dans les bureaux en terre crue et à 19 °C dans les autres. Cela montre à quel point il est important de travailler sur la perception du confort pour proposer des solutions intéressantes pour les usagers et pour l'environnement. »

De la terre pour construire partout autour de nous
Et puisqu'il est question d'environnement, un point n'a pas encore été abordé : celui de la disponibilité de la ressource. On sait ce qu'il en est du sable qui sert aux constructions en béton et qu'il faut aller chercher loin, en mer. « Le géologue que je suis s'intéresse tout particulièrement à ce type de problématiques. Si on se pose la question de savoir quel matériau employer pour construire nos villes, on doit se poser la question des ressources locales. Alors la réponse apparaît très clairement. De manière évidente. C'est la terre.
La terre, il n'est nul besoin d'aller la chercher. Elle est déjà là où on veut construire. Dans des volumes que vous n'imaginez pas. Des volumes astronomiques. Parce que la terre d'excavation, celle qu'on extrait pour construire des parkings, des routes, des fondations et tirer des fibres optiques ou tisser des réseaux souterrains, c'est de très loin, en masse, le déchet le plus abondant en Europe et en France. À tel point que la ressource produite en une année est encore bien supérieure à ce que pourraient être nos besoins en matière de construction », conclut Erwan Hamard.

30 novembro 2023

Exemplo_Cemitério de Eschen_Liechtenstein_2012

Cemitério de Eschen, Liechtenstein

Muros de taipa (terra apiloada), 
sistema construtivo auto-portante e pré-fabricado
Área global 125 m², aprox. 112 t
Ano: 2010 − 2012
Cliente: Paróquia de Eschen
Arquitectura: Hans-Jörg Hilti
Conceptualização: Martin Rauch
Construtor: Erden Lehmbau GmbH / Lehm Ton Erde Baukunst GmbH
Créditos das fotografias: Bruno Klomfar

02 novembro 2023

Premio de Arquitectura Terra Ibérica_2023

Premio de Arquitectura Terra Ibérica 2023
Categoría Vivienda
-Raw Rooms en Ibiza Peris+Toral Arquitectes
Fotografía: José Hevia.
43 viviendas proyectadas por Peris + Toral Arquitectes para el IBAVI, Instituto Balear de la Vivienda, en una zona de nuevo crecimiento urbano al sur de la ciudad de Ibiza. Su propuesta plantea un sistema energético con una baja huella de carbono empleando muros de carga con bloques de tierra compactada (BTC) de 20 centímetros de espesor.

Fotografía: José Hevia.
El jurado ha valorado la complejidad técnica de su diseño y el «resultado excepcional de integración en el entorno y aprovechamiento de recursos de la arquitectura vernácula».
En esta categoría se ha entregado un segundo premio aequo a dos obras:

-Proyecto Entre Tierra (Cal Jordi & Anna) en Poal , Lleida, de Hiha Studio.

-Rehabilitación de dos casas entre medianeras en Terrassa , Barcelona, de arqbag coop.
Y, finalmente, se ha otorgado un accésit a la Casa de tierra en Boadilla de Rioseco (Palencia) por Lara Fuster Prieto de Heredera Estudi.

Categoría Edificio de otros usos. Premio ex aequo
-Intervención en la torre de Castilfalé (León), de Ramón Cañas Aparicio
El trabajo del arquitecto Ramón Cañas Aparicio ha consistido en la consolidación, restauración, protección y acceso al cuerpo superior desarrolladas en el entorno de la torre.
-Aula de Natura de Franqueses del Vallés, Barcelona, de Edra Arquitectura Km0 y Bunyesc Arquitectes
Edra Arquitectura Km0 y Bunyesc Arquitectes han respondido al encargo de proponer un aula de interpretación de la naturaleza en un entorno de alto valor ecológico rompiendo el volumen en tres contenedores construidos con materiales naturales y locales: madera prefabricada y tierra procedente de los desprendimientos del meandro del río Congost.
Ambas propuestas comparten una misma filosofía en común, ha destacado el jurado, «la búsqueda de la contemporaneidad» en un diálogo con el paisaje que «respeta lo ya existente».
En esta categoría se ha entregado un accésit a la obra:

-Centro Comunitario de Manica, Mozambique, de CAS Studio
CAS Studio ha diseñado un espacio comunitario y una escuela de formación social y cívica que el jurado ha valorado por su «puesta en valor de la labor social de la arquitectura».

Categoría Innovación y divulgación

- Manual 'Criterios de intervención en la arquitectura de tierra', de Camilla Mileto y Fernando Vegas López‐Manzanares

Un informe enmarcado en el Proyecto Coremans, impulsado por el Instituto de Patrimonio Cultural de España (IPCE) del Ministerio de Educación, Cultura y Deporte con el objetivo de crear líneas guía de referencia para las intervenciones de restauración que se lleven a cabo en el patrimonio construido, cuyo contenido está disponible en: Criterios de intervención en la arquitectura de tierra.

22 setembro 2023

8 logements sociaux et un commerce_Dechelette Architecture_Boulogne Billancourt_France





@dechelette.architecture
@salem.mostefaoui
@terrio_cie
@stmlbtp
@philippedart

More_Bamboo Hostels_Longquan_Baoxi_China



21 setembro 2023

LWL Open-Air Museum_ ACMSarchitekten_Detmold_Alemanha













O museu ao ar livre LWL Detmold, localizado em Detmold, na região de North Rhine-Westphalia, no sopé da Floresta de Teutoburg, será o maior museu ao ar livre da Alemanha. 
Cobrindo cerca de 90 hectares e com cerca de 120 edifícios históricos, fornece informações sobre o desenvolvimento e a mudança na história cultural da Westphalia. Com mais de 200.000 visitantes por ano, é o museu mais visitado do OWL.
A Associação Regional Westphalia-Lippe está a construir uma nova entrada e edifício de exposições para o museu ao ar livre LWL em Detmold. A principal função do novo edifício do museu é a comunicação didática da construção de conexões ecológicas no contexto histórico de um museu ao ar livre. O edifício será ao mesmo tempo uma exposição de objetos históricos e tangíveis para uma cultura de construção ecológica e inovadora.
O novo edifício terá uma área bruta de cerca de 5.000 metros quadrados, e exposições especiais de alto nível serão exibidas em cerca de 900 metros quadrados.
Com o novo edifício do museu ao ar livre LWL, está a ser desenvolvida uma nova geração de edifícios de museu neutros em CO 2 . Devido à sua função, os museus são frequentemente intensivos em recursos e emissões, e tem havido pouca atenção ao aproveitamento do potencial energético na construção e operação de museus.
O novo edifício em Detmold é um dos primeiros edifícios de museu com um conceito holístico e sustentável. A utilização circular de matérias-primas renováveis ​​ou recicladas como madeira, palha e terra/argila, bem como uma estrutura e construção inteligente do edifício serão optimizadas de forma a que o suporte técnico possa ser minimizado sem restringir os padrões climáticos e de conservação. As necessidades energéticas são cobertas localmente através de fontes renováveis.
Com a compactação de 760 m2 de terra compactada in situ e produção de 430 m2 de elementos pré-fabricados no local, o novo edifício de entrada e exposições do LWL Open-Air Museum será assim, o maior museu ao ar livre da Alemanha!
Projetado pelo gabinete ACMSarchitekten, o novo edifício será um projeto emblemático de construção sustentável com o objetivo de estabelecer um alto padrão para os edifícios públicos no país. O objetivo é atingir o mais alto nível de classificação da DGNB com um certificado de platina.
Através de uma longa e completa fase de desenvolvimento, o novo museu pretende mudar a realidade de emissões atual, concentrando-se na circularidade e no baixo consumo de energia primária nos seus materiais, utilizando taipa estrutural de origem local e vigas de madeira maciça sem colas e/ou aço.
Ele reflete a cultura de construção do local da região de Westphalia, demonstrando as vantagens sustentáveis ​​de processos de construção semelhantes que fizeram as tradicionais casas de madeira e terra locais.





























Dot.Ateliers Gallery by Adjaye Associates_Accra, Ghana