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10 fevereiro 2025

Artigo_Un bâtiment en terre crue peut durer plus longtemps qu’un édifice en béton : voici pourquoi_Futura Sciences

Aujourd’hui, au royaume du bâtiment, le béton et le ciment sont rois. Mais, demain peut-être que la construction en terre crue réussira à se refaire une place à la cour. 
C’est ce qu’envisage le film de Jérémie Basset, Toucher terre, un documentaire distribué par Jupiter Films. 
Erwan Hamard, chercheur impliqué dans le Projet National Terre Crue, nous explique pourquoi l’idée est intéressante.
Article par Nathalie Mayer, Journaliste
le 15 octobre 2024

Construire en terre crue. Une idée d'écolos un peu perchés, pensez-vous ? 
Eh bien, peut-être pas tant que cela. C'est la démonstration à laquelle se risque le film de Jérémie Basset, Toucher terre, distribué par Jupiter Films au cinéma le 16 octobre. Juste avant la neuvième édition des Journées nationales de l'architecture (18 au 20 octobre 2024). En 68 minutes, le documentaire fait le tour des atouts de la terre comme matériau de construction. Un matériau facile à extraire et à utiliser. Un matériau disponible partout. Avec de précieuses qualités phoniques et thermiques. Un matériau auquel on peut donner différentes couleurs
Et même, qui peut « durer beaucoup plus longtemps que le béton ».

Le matériau terre n’a pas à rougir de ses imperfections
Attention tout de même à ne pas confondre « durer plus longtemps » et « meilleure résistance mécanique ». « Parce que le matériau terre crue présente la résistance mécanique parmi les plus faibles des matériaux de construction », reconnait sans détours Erwan Hamard. Mais alors, n'est-ce pas gênant pour construire des bâtiments sûrs ? « Le matériau terre a l'une des résistances mécaniques les plus faibles de sa catégorie, mais une résistance mécanique tout de même suffisante pour construire des bâtiments d'un, deux ou même trois étages. Aujourd'hui, la référence, c'est le parpaing et sa résistance mécanique de l'ordre de 5 ou 6 mégapascals. Celle du matériau terre, elle, ne dépasse pas les 1 ou 2 mégapascals. Mais, sachant que la résistance mécanique que doit présenter un bâtiment à deux niveaux est de l'ordre de quelques dixièmes de mégapascal, c'est encore largement suffisant. Nos standards sont devenus bien trop élevés. Ils ne sont plus en rapport avec nos besoins en matière de sécurité. »


Le tout avec, en plus, une conséquence plutôt fâcheuse pour notre environnement et notre climat. « Quand on utilise un parpaing, notre forfait de résistance mécanique est surdimensionné. On dépense beaucoup d'énergie et de matière. On émet trop de CO2. Avec la terre crue, on peut jouer sur l'épaisseur des murs, ajuster la quantité de matière. On peut optimiser. » Comme on peut d'ailleurs le faire aussi avec des matériaux comme le bois ou la pierre.
Très bien, mais on imagine tout de même qu'un bâtiment en terre crue peut se montrer sensible aux inondations. C'est un peu d'actualité, alors... Et si on se souvient des crues exceptionnelles du Rhône et de la Saône survenue en 1840 et des bâtiments entiers en terre qui s'étaient effondrés, il y a peut-être de quoi s'inquiéter pour un avenir que les climatologues nous prévoient pour le moins incertain de ce point de vue.
« Le matériau terre est sensible à l'eau, c'est vrai. Mais il faut d'abord souligner qu'un bâtiment en terre ne s'effondre pas en un battement de cil. Il laisse généralement largement le temps à une évacuation. Ensuite, nos plans de gestion des risques font désormais apparaître clairement les zones inondables. Dans ces zones-là, mieux vaudra construire un premier niveau en béton ou en pierre, même si les étages pourront être en terre. De toute façon, un bâtiment en terre, cela n'existe pas. Il y a toujours des fondations, un sous-bassement, une charpente. La terre est l'un des matériaux du bâtiment, mais jamais le seul. »

Les constructions en terre face aux séismes
Et que se passe-t-il en cas de tremblement de terre ? Comme ils l'ont fait pour d'autres matériaux, les chercheurs ont pensé à renforcer la terre. « Certains travaillent sur des renforts à base de biomatériaux », précise Erwan Hamard. Mais la plupart du temps, ce qui est envisagé, c'est un renforcement à base... de ciment ! Une véritable aberration. « Dans un mur en terre, il faut mettre beaucoup plus de ciment que dans un mur en parpaing. L'impact environnemental est catastrophique. Mieux vaut alors construire en béton. »

Pour le chercheur engagé dans le Projet National Terre Crue, la solution est plutôt dans l'adaptation de l'architecture. « En France, la question ne se pose pas vraiment, car nous sommes peu exposés aux séismes. Mais, en Amérique du Sud par exemple, il y a énormément de bâtiments en briques de terre qui résistent à de puissants tremblements de terre. Des fissures peuvent apparaître, mais les populations sont alors tout à fait capables de réparer. »

Pourtant, lors du séisme qui a secoué le Maroc en septembre 2023, des maisons en terre se sont effondrées. Mais, à y regarder de plus près, des bâtiments en béton sans doute tout autant. « Nous sommes là face à un problème plus culturel que technique. Nous avons tendance à vouer une confiance aveugle dans les matériaux que nous avons domestiqués, reformulés. Ils ne peuvent pas être à l'origine d'un problème puisque nous les avons produits. Alors que la terre crue, c'est un matériau sauvage en quelque sorte, primitif.
Notre culture nous en donne un a priori négatif. Certes, la terre crue ne présente pas une résistance mécanique exceptionnelle et elle est sensible aux conditions extérieures. Mais il existe des techniques et des architectures qui permettent de la rendre meilleure. Et puis, répétons-le, parce que c'est important, la terre crue a quand même cet avantage indéniable de ne pas s'effondrer d'un seul coup. De donner des signaux qui permettent d'évacuer les occupants des bâtiments pour éviter le pire. »

De la terre dans nos maisons pour plus de confort
Nous voici donc rassurés. Vivre dans une maison en terre, ce n'est, a priori, pas plus risqué que vivre dans un bâtiment en béton. Mais qu'en est-il du confort ? « De nos jours, on a tendance à associer confort à isolation. Or, selon la réglementation actuelle, le matériau terre n'est pas un matériau isolant », reconnait Erwan Hamard. Alors, comment expliquer ces personnes qui, dans le film Toucher terre, racontent qu'elles vivent dans un confort inégalé depuis qu'elles ont investi une maison en terre ?
« Un bâtiment qu'on a maltraité, dans un environnement où le niveau du sol a été relevé au-dessus du niveau du sous-bassement, provoquant des remontées capillaires sans possibilité d'évacuation. Un bâtiment dont les murs ont été recouverts d'un enduit-ciment qui les empêche de respirer. Un tel bâtiment n'offrira pas le confort attendu. Mais un bâtiment en terre crue traditionnel auquel on n'a pas touché se comporte très bien sur le plan thermique. Parce que le matériau terre présente une grande inertie. » Comprenez qu'un mur en terre crue a la capacité de résister aux changements de température.
Comment ça marche ? « En automne et en hiver, lorsque les températures extérieures sont fraîches et que l'hygrométrie est importante, de l'eau va se condenser à l'intérieur du mur en terre. Cela va générer une chaleur latente qui va renforcer le pouvoir de résistance du mur à la pénétration du froid. Le mur restera chaud plus longtemps. En été, les premières chaleurs auront pour effet de faire évaporer l'eau dans le mur qui restera ainsi, au contraire, frais plus longtemps que ses cousins en béton. »
Mais attention, lorsqu'il est question d'eau dans les murs, ici, pas de crainte. L'impact, aussi bien visuel que mécanique, est nul. Dans un mur en terre, il y a 2 à 3 % d'eau. Les variations qui aident à la régulation thermique sont minimes. « Aujourd'hui, ces aspects ne sont pas pris en compte. Les outils de base des bureaux d'étude thermique n'intègrent pas ces phénomènes. Pour valider un bâtiment en terre crue, il faut utiliser des outils de simulation thermique dynamiques. Ils sont plus chers. Les études sont plus longues. Résultat, la terre crue est rarement retenue. »
« Le Projet National Terre Crue a pour ambition de remettre l'humain au centre de la réflexion. Ne penser la partie thermique d'un bâtiment seulement en termes de calories qu'il perd, c'est oublier qu'il y a des gens qui vivent à l'intérieur de ces bâtiments. L'inertie est tout aussi importante. Une maison seulement bien isolée peut devenir invivable en période de canicule. Beaucoup de bâtiments en béton armé isolés au polystyrène et mal ventilés sont devenus des boîtes étanches dans lesquels il est apparu de la moisissure. Les gens en tombent malades.

Pour donner un exemple très concret, celui de la ville de Bouguenais NDLR : près de Nantes] où est installé notre laboratoire. Elle a construit un bâtiment en terre crue d'une part et en matériaux conventionnels d'autre part. Il se trouve que les mêmes usagers, pour un même confort, règlent le thermostat à 17 °C dans les bureaux en terre crue et à 19 °C dans les autres. Cela montre à quel point il est important de travailler sur la perception du confort pour proposer des solutions intéressantes pour les usagers et pour l'environnement. »

De la terre pour construire partout autour de nous
Et puisqu'il est question d'environnement, un point n'a pas encore été abordé : celui de la disponibilité de la ressource. On sait ce qu'il en est du sable qui sert aux constructions en béton et qu'il faut aller chercher loin, en mer. « Le géologue que je suis s'intéresse tout particulièrement à ce type de problématiques. Si on se pose la question de savoir quel matériau employer pour construire nos villes, on doit se poser la question des ressources locales. Alors la réponse apparaît très clairement. De manière évidente. C'est la terre.
La terre, il n'est nul besoin d'aller la chercher. Elle est déjà là où on veut construire. Dans des volumes que vous n'imaginez pas. Des volumes astronomiques. Parce que la terre d'excavation, celle qu'on extrait pour construire des parkings, des routes, des fondations et tirer des fibres optiques ou tisser des réseaux souterrains, c'est de très loin, en masse, le déchet le plus abondant en Europe et en France. À tel point que la ressource produite en une année est encore bien supérieure à ce que pourraient être nos besoins en matière de construction », conclut Erwan Hamard.

11 maio 2024

Béton de site ou terre coulée_Matthieu Fuchs_Topophile

Béton de site ou terre coulée

Matthieu Fuchs | 27 octobre 2020

Tradução livre por ArquitecturasdeTerra do original em Francês (FR) para Português (PT) 

https://topophile.net/savoir/beton-de-site-ou-terre-coulee/ 

INTRODUÇÃO

A arquitectura contemporânea entusiasma-se hoje com a construção em terra crua, redescobrindo velhas técnicas e inventando novas.

A técnica da Terra Vertida ou ‘Terre Coulée’, também chamada de 'Betão de argila', desperta atualmente muito interesse, em particular pela sua execução e cofragem muito semelhantes à do betão de cimento, e neste sentido pelo seu potencial de massificação, mas também de debate e crítica pela atual adição de cimento, promovendo a sua industrialização, ignorando a origem local dos recursos. 

Matthieu Fuchs, arquitecto que implementou a técnica de terra vertida em obras como o Groupe scolaire Paul-Bayrou à Saint-Antonin-Noble-Val (Tarn-et-Garonne) e a casa das Associações de Manom, apresenta-nos as novidades desta técnica com terra.

A terra vertida ou ‘Terre Coulée’ é a mais nova das muitas técnicas de utilização da terra como material de construção, ao lado das ancestrais taipa de pilão e do adobe moldado. Também chamada de betão de terra ou betão de argila, esta é sobretudo um método de execução simplificado, reproduzível e acessível a um leque alargado de empresas.

A ideia de ‘verter’ a terra nasceu por volta de 2010 a partir de pesquisas e experimentação por vários protagonistas do setor de construção francês e, em particular, pelos engenheiros Martin Pointet, Bernard Schmitt, Cécile Plumier, Jean-Marie Le Tiec de BE Terre e BE Vessière.

Utilizando uma formulação semelhante à taipa de pilão, eles queriam torná-la líquida o suficiente para despejá-la entre duas formas impermeáveis ​​e assim criar uma forma, sem compactação, como o betão de cimento convencional.

O objetivo principal é obviamente reduzir os custos de implementação em obra para oferecer as vantagens deste material a um maior número de pessoas: a sua inércia térmica, o conforto higrométrico e mudança de fase/estado.

Para além disso, a terra vertida reforça a sua legitimidade pelas respostas eco-responsáveis ​​que fornece a um extenso número de questões contemporâneas: a energia incorporada, a valorização dos circuitos locais, a reutilização e desconstrução.

Recorde-se que à escala global, a quota parte das fábricas de cimento nas emissões de gases com efeito de estufa oscila entre os 7 e os 9%. A fabricação do cimento, que constitui 15% da formulação do betão armado, requer uma grande quantidade de energia para quebrar a molécula de sílica em duas. Para além das emissões relacionadas apenas com o aquecimento, a reação química liberta uma quantidade significativa de CO2. A isto deverá juntar-se uma grande quantidade de areia e cascalho, a acrescer à energia necessária para produzir os aços, é então fácil perceber a necessidade, até mesmo a urgência, de nos libertarmos da nossa dependência construtiva deste material.

 

A TERRA VERTIDA

A terra vertida pode assim ser um primeiro passo nessa direção. O ideal será no entanto utilisar um solo que contenha naturalmente, e em proporções equilibradas areia, cascalho, mas também argila fina. Não podemos esquecer que existem tantos terrenos diferentes quantos são os terrenos. Caso o solo do local não seja equilibrado, é sempre possível uma reformulação/estabilização (adição de areia, adição de brita, etc.).

Uma vez caracterizado o solo em depósito, diversos dispersantes, adjuvantes e sobretudo água, até 10%, são adicionados à mistura para tornar o conjunto uma pasta viscoso e liquidificado. Por fim, incorpora-se o cimento, numa dose muito baixa — 3% ou 5 vezes menos do que no betão convencional — para, essencialmente, garantir uma presa/secagem + rápida e manter as estruturas unidas durante a descofragem.

Para executar esta mistura, basta despejá-la entre duas formas estanques e expulsar as bolhas de ar com recurso a uma agulha vibratória, técnica ao alcance de qualquer empresa de betonagem de alvenarias de dimensão média. Para colocar tudo em compressão, são utilizadas hastes de aço roscadas que ligam em pré-esforço a sapata de fundação com a viga horizontal no topo da parede. Tal como acontece com a madeira e a taipa, o ‘inimigo’ será a água, pelo que é necessário evitar os fenómenos de ascensão capilar, salpicos ou escorrimentos superficiais.

 https://youtu.be/Pg17V3NChL0

Chantier terre coulée de la maison des associations de Manom par l'agence Mil Lieux [amàco]

TERRA VERSUS CIMENTO

Os exemplos construídos mostram a eficácia desta técnica em paredes estruturais, interiores e exteriores em edifícios de um a três pisos. Devido à ausência de reforço interno, a resistência mecânica destas estruturas é obviamente menor do que a de uma parede de betão armado. A sua resistência à compressão aproxima-se da de uma parede de pedra aparelhada, ou seja, cerca de 4MPa. Para compensar essa redução de resistência, a espessura / secção de terra é aumentada (em relação ao betão) para atingir 30 a 35 centímetros.

Entenda-se, no entanto, que a terra vertida não substitui o betão de cimento convencional e considerá-lo como tal será um erro fundamental. A única pergunta a fazer-se será: o material está a ser utilizado no contexto e lugar corretos?

O betão armado pode e deve ser valorizado para aplicação em obras muito definidas, onde é a melhor solução. Se for necessária uma estrutura que exija tensões significativas, devemos tentar reduzir ao máximo o material mobilizado. O risco é que com um desempenho equivalente, o ganho inicial obtido na redução do cimento seja quase nulo, ou mesmo desfavorável para a solução de terra, pois as suas paredes serão mais espessas. Por outro lado, podemos facilmente substituir o betão em estruturas menos solicitadas.

Pense-se em particular em paredes transversais internas ou mesmo na forma de betonilhas de compressão ou betonilhas de aquecimento.


UM MATERIAL LOCAL

O betão argiloso deverá ser pensado localmente e não como um produto padronizado. Como grande parte da energia incorporada dos materiais de construção provém do seu transporte / deslocação, é assim necessário conseguir explorar depósitos de terra, tal como a madeira das florestas próximas, em modelos ágeis de economia circular. 

Um novo setor será assim desenvolvido, que vai do operador da pedreira aos empreiteiros em obra, passando pelo controlo de qualidade e a prévia definição e preparação de aglutinantes, argamassas e outros materiais de ligação em fileiras específicas de fábricas de cimento.

O ideal, como referido, será obviamente utilizar sempre o solo de escavação do próprio local da obra. De antemão, é necessário que os arquitectos e projetistas, mas também os engenheiros e geotécnicos, aprendam a ler, analisar, entender e conhecer as terras locais. No entanto se isso não for possível ou se a sua reformulação for muito onerosa ou mesmo demorada, perdendo assim a sua pertinência num contexto de obra, outras opções podem ser encontradas, como o aproveitamento de resíduos de pedreiras não valorizáveis, ​​como as britas, pós de pedra e argilas finas ou o aproveitamento de terras de entulhos de um local de terceiros localizado idealmente nas proximidades.

 

REGRESSO À TERRA

Hoje, esta técnica está a tornar-se mais democrática e, graças à multiplicidade de exemplos construídos, os obstáculos começam a ser removidos. Como qualquer técnica experimental, o primeiro obstáculo é a ausência de D.T.U. (documento técnico unificado) e regras profissionais, muitas vezes exigindo testes de campo e outros ATEX (avaliação técnica de experimentação) com o C.S.T.B. (Centro Científico e Técnico da Edificação). Também é necessário convencer os gabinetes de fiscalização e de controlo em obra, os Donos de obra e os futuros utilizadores.

O maior problema, no qual a pesquisa e investigação neste domínio se encontra a trabalhar atualmente, é conseguir a total ausência de cimento na formulação da composição da parede. Para esse objectivo, será necessário investigar também métodos inovadores de cofragem. Como exemplos, Philippe Madec está atualmente a trabalhar em gaiolas de juncos para a biblioteca de comunicação Jean Quarré em Paris, enquanto Guillaume Habert na ETH Zurich está a explorar uma formulação baseada em coagulantes naturais, com resultados entusiasmantes.

Isto alteraria também a gestão de resíduos e a pretendida desconstrução futura das obras, sendo estas essencialmente ‘pilhas de terra vertida’, e podemos facilmente imaginar e encontrar a natureza original dos elementos que constroem estas obras, desde que, claro, não sejam poluídas por cimento, o que dificultaria obviamente a sua reciclagem, nem a presença de reforços metálicos internos.

 

UMA NOVA EXPRESSÃO

Por fim, a terra vertida deverá ser entendida como uma nova expressão do material terra. A evolução da Arquitetura deverá resultar numa cada vez maior sobriedade e  credibilidade do material e uma das formas de o conseguir é deixá-lo mostrar-se com uma matéria-prima forte e perene, deixando ao mesmo tempo que o tempo se expresse.

Embora não tenha a imagem única e forte das camadas sucessivas na taipa (de pilão), a terra vertida possui também uma verdadeira plasticidade e uma ampla paleta de nuances. E tal como acontece com o betão cimentício, o trabalho nas pranchas de cofragem, nas suas marcas impressas pode ser explorado e valorizado, bem como as diferentes condições de superfície, como a  granulação, o jato de areia, etc. O único limite, como acontece frequentemente na arquitetura, é a imaginação do projectista.

Existe hoje um verdadeiro e interessante respeito por este material terra, talvez mais do que pelos outros. Na escola Saint-Antonin-Noble-Val, por exemplo, as crianças têm carinho genuíno e especial por estas paredes, são as “suas” paredes, porque sabem que estas obras contribuem para o seu bem-estar. No verão, durante as horas de maior calor, sentem mesmo necessidade de estar em contacto com elas tocando-as para sentir a frescura da sua inércia térmica.

E perguntamos...um material com o qual as crianças se sentem bem a brincar e a aprender, não será um material de qualidade?

Bibliografia

Dominique Gauzin-Müller (coor.), “Construir com terra vertida: uma revolução? », arquivo da revista D’A, n°278, março de 2020.

10 maio 2024

Full Immersion Nella Terra_Sardinia_Italy_2024

 

Full Immersion Nella Terra 2024

Earthen construction workshop, 22-26 June 2024.Sardinia, Italy.
Online conferences, 11 & 18 June 2024.
Hands-on Workshop
22 - 26 JUNE 2024 PARK OF SANTA MARIA DI SIBIOLA SERDIANA,SARDINIA, ITALY

DICAAR - Dipartimento di Ingegneria Civile, Ambientale e Architettura - Università degli Studi di Cagliari with the UNITWIN UNESCO Chair “Earthen Architecture, Building Cultures and Sustainable Development”, in collaboration with Luca Noli Association and Associazione Internazionale Città della Terra Cruda; supported by the Consiglio Internazionale dei Monumenti e dei Siti - Comitato Nazionale Italiano and the International Scientific Committee on Earthen Architectural Heritage of ICOMOS (ISCEAH), organize 5 days of hands-on workshop, thematic seminars on earth building and a guided tour to local earthen architecture.
The hands-on workshop will be coordinated by professionals trained at CRAterre and will take place at the Park of Santa Maria di Sibiola (Sardinia, Italy).
Participants will learn to employ soil as material for construction and the different earth building techniques.

17 novembro 2023

Quote_Citação_Alexandre Bastos


Nunca antes os arquitetos que trabalham com terra pensaram tanto na construção e na sua destruição. 
A tradição diz-nos que as casas nascem, vivem e depois morrem. 
Esta utopia da construção permanente, a escolha entre o ser efémero e o ser eterno, altera o conceito de construção e, sobretudo, o de arquitectura. 
Traz no entanto consigo outras utopias: a  liberdade plena e a grande flexibilidade que a taipa nos oferece, e que pode ser modificada para as próximas gerações, tornando o efêmero um material eterno e reaproveitando o mesmo material a custo zero, dando-lhe uma nova vida.”  
Alexandre Bastos, Mestre e Arquiteto português, Odemira

Never before had architects who work with earth thought so much about construction and its destruction. Tradition had it that houses were born, lived and then died. This utopia of the permanent construction, the choice between being ephemeral and being eternal, alters the concept of construction and, above all, that of architecture. It brings with it others utopias: the full freedom and great flexibility that rammed earth offers, which can be modified for the coming generations, making the ephemeral with an eternal material and reusing the same material at zero cost, giving it new life.
Alexandre Bastos, Portuguese Master-Architect, Odemira
at Earthen Architecture: Past, Present and Future – Mileto, Vegas, García Soriano & Cristini (Eds) © 2015 Taylor & Francis Group, London, ISBN 978-1-138-02711-4
Contemporary rammed earth construction. Alexandre Bastos—creativity and maturity
Francisco Jorge, ARGUMENTUM Edições, Lisbon, Portugal pp. 205-208

08 maio 2023

Seminário Internacional: Que futuro para a Arquitetura Vernácula e Arquitetura de Terra?_Porto_15-16 Junho 2023_ VERSUS+ | Heritage for People


Seminário Internacional: Que futuro para a Arquitetura Vernácula e Arquitetura de Terra?
a realizar no Porto nos dias 15 e 16 de Junho de 2023, no âmbito do projecto VERSUS+ | Heritage for People
Nos últimos anos, a arquitetura vernácula e a arquitetura de terra têm enfrentado múltiplos desafios em todo o mundo, os quais ameaçam sua sobrevivência.
Em várias regiões, o conhecimento intangível está a desaparecer rapidamente, em parte devido ao facto de haver menos pessoas a manterem viva a cultura construtiva e seu know-how.
Para discutir o futuro da arquitetura vernácula e da arquitetura de terra, convidamos profissionais e investigadores interessados, a reunirem-se no Porto, nos dias 15 e 16 de junho de 2023.
O evento será estruturado em três sessões com debates e uma mesa-redonda. O Seminário Internacional de Arquitetura Vernácula e Arquitetura de Terra será dedicado à documentação vernácula, ao Património Mundial, ao conhecimento intangível, à transferência de conhecimento, à ação climática, à adaptação; e uma mesa redonda final, com contribuições das participantes. O objetivo principal da mesa-redonda será definir caminhos a seguir, para manter viva a arquitetura vernácula e a arquitetura de terra.
Uma publicação, com os artigos dos palestrantes e as notas da mesa-redonda, será publicada em 2023.

Seminário Internacional & Mesa Redonda sobre:
Que futuro para a arquitetura vernácula e a arquitetura de terra?
Sessão 1: Preservar o Passado
Documentação vernácula e Património Mundial
Sessão 2: Valorizar o Presente
Conhecimento intangível e transferência de conhecimento
Sessão 3: Preparar-se para o Futuro
Ação climática e adaptação
Mesa-Redonda: Que futuro para a arquitetura vernácula e a arquitetura de terra?
Organização:
DAMG-UPT | Departamento de Arquitetura & Multimedia Gallaecia da Universidade Portucalense.
CIAUD-UPT | Pólo do Centro de Investigação em Arquitetura, Urbanismo & Design, na Universidade Portucalense.
ICOMOS-Portugal
Enquadramento:
VERSUS+ | Património para as pessoas
Cátedra UNESCO em arquitetura de terra, culturas construtivas, & desenvolvimento sustentável.
Parceria:
UPV, Spain; UNIFI, Italy; UNICA, Italy; CRAterre-ENSAG, France.
Informação importante:
- Os interessados devem enviar email para: ciaud-upt@upt.pt (até: 15 de maio).
- O e-mail deve incluir: título da sessão; título do artigo; autores; afiliação (instituição e país) e resumo curto (máx. 200 palavras).
- Os organizadores responderão: nos três dias seguintes, a informar sobre a aceitação (ou não) do resumo.
- Se o resumo for aceite: os palestrantes apresentarão a sua comunicação, no Porto, nos dias 15 e 16 de junho.
- Os palestrantes devem enviar: um artigo de 4 a 6 páginas até 7 de julho de 2023. Mais instruções serão enviadas após a aceitação do resumo. O artigo será publicado após o Seminário Internacional.
- Idioma da comunicação e artigo: inglês.
Vários especialistas já confirmaram a sua participação, pelo que todos os potencias palestrantes, interessados em participar, deverão enviar um resumo, o mais breve possível.

in English
On the last years, vernacular architecture and earthen architecture have faced multiple challenges worldwide, which have threaten their survival. In several regions, intangible knowledge is disappearing fast, in part due to the fact there is less people keeping the building culture and its know-how alive.
To discuss the future of vernacular architecture and earthen architecture, we are inviting interested professionals and researchers to meet in Porto, on June 15 & 16, 2023.
The event will be structured in three sessions with debates and a round-table. The International Seminar on Vernacular and Earthen Architecture will be dedicated to vernacular documentation, World Heritage, intangible knowledge, knowledge transfer, climate action, adaptation, and a final round-table discussion with input from participations. The key-purpose of the round-table will be to establish ways forward, on how to keep vernacular and earthen architecture alive.
A publication with the paper’s proceedings, and the round-table notes, will be published in 2023.

International Seminar & Round-Table on:
Which future for vernacular architecture & earthen architecture?
Session 1: Preserving the Past
Vernacular documentation & World Heritage
Session 2: Valuing the Present
Intangible knowledge & knowledge transfer
Session 3: Preparing for the Future
Climate action & adaptation
Round-Table: Which future for vernacular architecture & earthen architecture?
Organisation:
DAMG-UPT | Department of Architecture & Multimedia Gallaecia at Portucalense University
CIAUD-UPT | Research Centre in Architecture, Urbanism & Design at Portucalense University
ICOMOS-Portugal
Framework:
VERSUS+ | Heritage for People
UNESCO Chair on earthen architecture, building cultures, & sustainable development.
Partnership:
UPV, Spain; UNIFI, Italy; UNICA, Italy; CRAterre-ENSAG, France.
Important information:
- Interested speakers should send an email to: ciaud-upt@upt.pt (no later than: May 15).
- The email should include: session title; paper title; authors; affiliation (institution, & country), and short abstract (max. 200 words).
- Organisers will respond: in the following three days, informing about the acceptance (or not) of the abstract.
- If the abstract is accepted: speakers will present their communication in Porto, on June 15 & 16.
- Speakers should submit: A 4 to 6 page paper should be send by July 7, 2023. Further instructions will be sent, following the acceptance of the abstract. The paper will be published in the Seminar proceedings following the event.
- Paper presentation and publication: Will be in English.
Several experts already confirmed their participation, so all the interested speakers should send an abstract, as soon as possible.

10 janeiro 2023

VOCÊS SABIAM QUE...??...Sobre TÉRMICA e BOM ANO DE 2023!!

VOCÊS SABIAM QUE...??
Fonte: AMÀCOATELIER MATIÈRES À CONSTRUIRE
...O Regulamento sobre Térmica, em vigor e publicado em Junho de 2021 (Portaria n.º 138-I/2021), que regulamenta os requisitos mínimos de desempenho energético relativos à envolvente dos edifícios e aos sistemas técnicos e a respetiva aplicação em função do tipo de utilização e específicas características técnicas e o Decreto-Lei n.º 101-D/2020 que estabelece os requisitos aplicáveis a edifícios para a melhoria do seu desempenho energético e regula o Sistema de Certificação Energética de Edifícios, transpondo a Diretiva (UE) 2018/844 e parcialmente a Diretiva (UE) 2019/944) inclui uma cláusula de excepção para a construção em taipa (reabilitação ou construção nova) que permite atualmente um valor máximo de U=1.3 (W/m²·K)!!??
Ou seja, quase duplicou o valor máximo permitido em projecto, sendo que este valor era anteriormente de 0,5 ou 0,7, conforme o seu enquadramento. 
O valor U, também conhecido como coeficiente de transferência de calor, é uma medida de ganho ou perda de calor através de um determinado material, devido à diferença entre as temperaturas do ar interior e exterior.
Expresso em W/m²·K (watt por metro quadrado. Kelvin), o valor U depende da resistência térmica de cada um dos elementos que compõem a superfície (percentagem em que um elemento construtivo se opõe à passagem de calor), e isso obedece especificamente à espessura e condutividade térmica dos materiais através dos quais o calor é transferido, sendo esta ultima a capacidade que cada material possui de conduzir calor.
O coeficiente geral de transferência de calor é assim influenciado por estes dois dados. Quanto maior for o valor do coeficiente, mais facilmente o calor é transferido da sua fonte para o produto a ser aquecido. Logo, quanto mais baixo for este valor, melhor será o desempenho de isolamento do material. A relação entre o coeficiente de transferência de calor geral (U) e a taxa de transferência de calor (Q) pode ser demonstrada pelas seguintes equações:
Cálculo da Transmissão Térmica
A fórmula geral para calcular o Valor U é:
U = 1/Rt
Em que:
U = Transmissão Térmica (W/m²·K)
Rt = Resistência Térmica Total do elemento composto por camadas (m²·K/W), que se obtém segundo:
Rt = Rsi + R1 + R2 + R3 + ... + Rn + Rse
Em que:
Rsi = Resistência Térmica Superficial Interior (segundo a norma e por zona climática)
Rse = Resistência Térmica Superficial Exterior (segundo a norma e por zona climática)
R1, R2, R3, Rn = Resistência Térmica de cada camada, que se obtém segundo:
R = e / λ
Em que:
e = Espessura do Material (m)
λ = Condutividade Térmica do Material (W/K·m) (segundo cada material)
U = 1/R
R = 1/U
Podemos assim perceber que a Transmissão Térmica U é inversamente proporcional à Resistência Térmica R de um material.
Exemplo protótipo de parede (play-wall) para escola primária_SUBU Architects_Grécia
Informação térmica e regulamentar importante para os projectistas nos seus projectos e com verdadeiro impacto nacional no futuro destas construções!
Tenham TODOS um Excelente Ano de 2023! ...Com muita Saúde, Paz e...muitas construções com terra crua!! :)

20 outubro 2022

Jornada Técnica_OET|SRSUL_28 Out2022_Odemira

No próximo dia 28 de outubro, a Secção Regional do Sul da Ordem dos Engenheiros Técnicos vai promover a realização, em Odemira, de uma Jornada Técnica, que decorrerá no Cineteatro Camacho Costa entre as 09h00 e as 17h30, onde se abordarão os seguintes temas:

1. Construção em Taipa: Projeto;

2. Construção em Taipa: Execução;

3. Coordenação de Segurança em Obra e Licenciamento;

4. Reforço Sísmico.

A participação é gratuita, mas sujeita a inscrição. Brevemente será disponibilizado o programa definitivo.
A inscrição deverá ser formalizada através do endereço de e-mail srsul@oet.pt, indicando os seguintes dados:
- Nome completo, nº de membro (se for o caso), contato telefónico e e-mail

14 julho 2022

Chroniques d'Architecture_Avec Joly&Loiret_voyage en terre inconnue

Avec Joly&Loiret, voyage en terre inconnue
21 Juin 2017
Hossgor @ Joly et Loiret
Le 14 juin 2017, Serge Joly et Paul-Emmanuel Loiret étaient les hôtes des «Rencontres d’A-S», série de conférences organisée dans les locaux d’Architecture-Studio, près de Bastille, à Paris. L’objet de la conférence : la relation de l’architecture au contexte et à son territoire et, plus précisément, la passion de Joly&Loiret pour la terre crue. Rencontre.

Les deux compères sont des anciens d’A-S (pour Serge Joly) ou de l’Atelier Jean Nouvel (pour Paul-Emmanuel Loiret). Après leur diplôme à l’Ecole Paris La Seine, et déjà un joli CV, ils auraient pu tranquillement tailler leur route sur les autoroutes tracées par les grandes agences parisiennes. Ils savaient bien sûr de la représentation et du vocabulaire de l’objet et connaissaient les aléas de la conception mais ils comprirent que l’architecture, à ce moment de leur histoire, ils ne l’avaient pas encore tout à fait apprise.

«Nous avions besoin de contexte et de culture», indique Serge Joly. Pour cela, chacun voyage, tout près et très loin, des menhirs de Carnac à l’Asie, de l’Afrique aux Cévennes… «Ce que nous avons compris est que les architectures, notamment domestiques, sont en réalité des résurgences phénoménales de leur milieu, issues immédiatement de leur contexte».

Shibam, Yemen @ D.R
La relation qu’entretient naturellement le milieu physique avec les milieux culturels devient la clef de l’agence Joly&Loiret en devenir. Laquelle est lauréate des NAJA en 2007 et se voit bientôt retenue pour un projet de bâtiment paysage à Hossgor pour la fédération française de surf et la requalification du Grand Parquet de Fontainebleau.
Depuis, les deux complices poursuivre leur recherche sur l’équilibre des contraintes entre contextes et usages, chacun affecté par la construction. «Ce n’est pas un non-choix. Les choses se nourrissent les unes les autres et l’équilibre de toutes est nécessaire», expliquent-ils.

Grand parquet de Fontainebleau @ Joly et Loiret
En effet, si la notion de milieu est fondamentale, dans son contexte, l’architecture construit des limites, elle se sépare du milieu. «Nous sommes dans une contradiction où l’architecture est à la fois contextuelle et a-contextuelle fondamentalement, contradiction que nous avons perçue dans beaucoup d’endroits», disent-ils.
Peut-être est-ce un peu pour cette raison que, à Hossgor, ils ont porté tant d’attention aux ganivelles, comme autant de limites à souligner pour finalement faire disparaître le bâtiment dans le paysage des dunes.

«Comment équilibrer la nécessité de la construction et les relations à l’environnement de façon plus sensible et sensuelle ?», interrogent-ils. Selon eux, l’architecture devient porteuse de sens car l’homme, que son environnement détermine, a lui-même un impact sur le contexte. Pour citer Churchill, «nous façonnons les bâtiments, après quoi ils nous façonnent». 
Quant à eux, Serge Joly et Paul-Emmanuel Loiret s’appuient sur les recherches d’Augustin Berque et de Lévi-Strauss pour nourrir leur pratique et l’originalité de leur démarche.
«Le bâtiment ne doit pas être posé sur un territoire, il doit avoir un effet d’augmentation, être un révélateur et renforcer le territoire», poursuit Paul-Emmanuel Loiret. En témoignent sans doute, dans deux contextes opposés, la requalification du Grand Parquet dans la forêt de Fontainebleau, un site d’exception, autant que l’extension en cœur d’îlot pour le conservatoire de musique et de danse livré en 2016 à Versailles.

Pôle danse et musique de Versailles @ Schnepp-Renou
En s’intéressant à la matérialité, les deux architectes sont à la recherche d’une relation au milieu moins technologique, plus vertueuse et plus sensible permettant de «requalifier», selon le mot de l’anthropologue, la relation de l’homme à son territoire.

Dans leur discours, la connaissance des milieux est primordiale, encore plus quand il s’agit d’évoquer le chantier du Grand Paris Express. «La question de la matérialité est première car elle répond à bon nombre de problématiques environnementales de façon bien plus simple», insiste Paul-Emmanuel Loiret.
Les circuits sont courts, l’énergie grise optimisée, la ville «sensualisée» et qualifiée. «Pour Lévi-Strauss, la nature est la source première de nos émotions. Elle permet les inventions. Que peut-on inventer dans un environnement en plastique ?» s’interrogent-ils, ne plaisantant qu’à moitié.

Ecologue dans l’âme, Joly&Loiret prône en toute logique le retour positif des techniques vernaculaires de constructions en terre crue, appliqué à l’architecture contemporaine. Comment mettre en pratique ce matériau dans nos villes denses et bétonnées comme jamais ? Pour Réinventer Paris, ces architectes avaient proposé de construire sur le site Masséna une tour en terre crue. Ils expliquaient que bien avant d’être la ville de la pierre, chère à Victor Hugo, Paris avait été édifiée avec des maisons à pans de bois et remplissage de terre. Un discours qui pourrait s’exporter ; à Lyon, le quartier de la Croix-Rousse n’a-t-il pas été entièrement construit en pisé ?

Avec Réinventer Paris, la théorie rencontre des besoins pragmatiques fondamentaux. «La tour en terre devenait le symbole de la réinsertion de matériaux naturels en ville», poursuivent les architectes.

Réinventer Paris @ Joly et Loiret
Au travers de ce projet, ils découvrent l’ampleur de la problématique des remblais, qu’ils estiment à plus de 400 millions de tonnes rien que pour le chantier du Grand Paris Express. Les architectes s’emparent de cet élément de contexte concret proche et méconnu : les terres de Paris ! De ce terrain d’études naîtra à l’hiver 2016 une exposition au Pavillon de l’Arsenal pour laquelle ils assurent le commissariat.
«La terre a beau être le plus vieux matériau du monde, il y a cinq ou dix ans, nous avions oublié comment la mettre en oeuvre. Aujourd’hui nous savons enfin comment ça marche et nous pouvons envisager des utilisations nouvelles et contemporaines», se félicite Serge Joly. 

Aujourd’hui que la connaissance des sols s’améliore, les constructions en terres crues seraient même différentes selon les coins d’Ile-de-France où elles seraient bâties. La recherche sur la terre crue démontre en tout cas la capacité de concevoir «naturellement» avec ce matériau une large variété d’ouvrages.
400 millions de tonnes de terre, c’est une montagne; deux fois la hauteur de la tour Eiffel dit-on. De quoi peut-être interpeller de bonnes volontés politico-économiques ?

@ Schnepp-Renou
Le sujet n’est pas qu’une question de matérialité, l’image est difficile à gérer. «Comment offrir une nouvelle perception du matériau et dépasser les idées préconçues qui le rattachent à la ruralité ou aux pays en voie de développement ? 
Comment lui donner une image de matériau contemporain en phase avec le développement durable actuel ?», s’interrogent les architectes. 
Le bois est parvenu à s’imposer, alors pourquoi pas la terre crue?

Comme souvent en France, une fois les barrages économiques passés, demeurent les règles, normes et autres lois, autrement plus tenaces et retorses. A l’heure de la conférence, Paul-Emmanuel Loiret et Serge Joly n’affichent nulle certitude que de prochains logements sociaux financés par la ville seront montés en briques crues. D’autant que si les recherches avancent certes à bon train, plus vite que les lois en tout cas, nombre d’inconnues demeurent quant aux procédés de fonctionnement selon les échelles. 
En tout cas, ils ont déterminé de n’utiliser ni enduit, qui érode, ni ciment pour rester le plus naturel possible. 

Les bureaux de contrôle parisiens vont s’étrangler !11 et 13 rue Francois Miron, Paris @D.R.
Il est au crédit de Joly&Loiret de rechercher un nouveau rapport à l’environnement urbain, à la ville et au sol que chacun foule chaque jour sans y penser. Ce n’est pas le moindre des mérites de l’agence.

Léa Muller 

14 abril 2022

Webinaire_Construire en terre en commande publique_Pôle culturel de l'Aria à Cornebarrieu

25 février 2022_Webinaire_Construire en terre en commande publique_Pôle culturel de l'Aria à Cornebarrieu en BTC (Atelier Philippe Madec)
Dans le cadre du cycle de webinaires organisé par Les Grands Ateliers et EnvirobatBDM, ce troisième webinaire permet de découvrir la technique de la brique de terre comprimée, au travers de l'exemple du pôle culturel de l'Aria, en Haute-Garonne. Les intervenants sont Philippe Madec (Atelier Philippe Madec & associés) et Etienne Gay (brique Technic Concept)

29 março 2022

Webinar_Alternative Building Methods

Alternative Building Methods Webinar
Ever wanted to learn about sustainable building techniques such as rammed earth and straw bale? This webinar will provide information about the processes involved and some inspiration for your own sustainable build. 
Straw Bale Building with Lance Kairl, House of Bales. Licensed builder and building works supervisor, South Australia’s most experienced and respected strawbale builder. 
Rammed Earth Building with Stephen Dobson B.Eng., B. Comm., MIEAUST ( Ret'd ), Reg'd Builder WA 3982 ( Ret'd), EBAA Committee Member (Life Member), Director, Ramtec Pty Ltd. Proudly presented by Gawler Environment Centre with support from Northern and Yorke Landscape Board.

24 março 2022

Conference_Design Talks_Francis Kéré


African architecture should stop copying the West, engage the real needs of the people and regard the environment, says Diébédo Francis Kéré.
Looking at the housing situation in West Africa, architect Diébédo Francis Kéré (Kéré Architecture) says that Africans should stop imitating the Western way of building and rather adapt it to their own needs – and the needs of the community – in order to cope better with the weather patterns in the region. Due to the lack of a secure income, people build their houses themselves... and as models, they just copy the neighbouring house. In this part of the world, we only have one school for architecture, says Kéré. Kéré believes the built environment in Africa should adapt to nature, while maintaining the cultural richness of the people. He talks about his dream to make things better in his home country of Burkina Faso and tells how he has been introducing traditional building techniques that allow for natural ventilation to the communities in West Africa. By giving the community a framework within which to work, he encouraged the people of Burkina Faso to build houses that breathe. Looking at various architectural projects in West Africa, Kéré points to the merits of clay building techniques.

23 março 2022

Miguel Ferreira Mendes_Artigo_Jornal Sudoeste_Rui Graça

Artigo publicado pelo Arq. Rui Graça no jornal Sudoeste - quinta, 24/02/2022
Miguel Ferreira Mendes
'O intenso calor de Julho apenas é cortado por uma pequena brisa do Atlântico, não muito distante dali. Um pequeno grupo de jovens, debaixo de um razoável sobreiro, abre com cuidado a caixa de madeira (taipal) que deu forma ao bloco de taipa que se revela pela primeira vez aos seus olhos curiosos. A terra nua e crua que se destapa é apreciada, tocada, cheirada, como se de uma obra de arte se tratasse.
Os trabalhos são seguidos de perto pelo arquitecto Miguel Ferreira Mendes, o formador do curso de construção em taipa organizado pela Ordem dos Arquitectos, que eu tive o prazer de receber no picadeiro do nosso turismo rural em São Luís, para o último dia do curso, destinado à componente prática.
Se a construção em terra tem levado o Miguel aos quatro cantos do mundo, regressa sempre que pode a Odemira, um dos locais onde a aventura deste tipo de construção começou para ele.
Antes da aventura, o Miguel trabalhava na Câmara Municipal de Évora onde, na ocasião de um atendimento técnico, conheceu o arquitecto Alexandre Bastos, que já referi várias vezes por ser um dos pioneiros da retoma da construção em taipa nos nossos dias. A reunião acabou e o Miguel, que já se interessava por construção em terra, ficou com a certeza que Odemira era a sua próxima paragem!
Já a trabalhar no atelier do Alexandre Bastos conheceu a saudosa Teresa Beirão, arquitecta com quem embarcou para Moçambique, para o primeiro programa de ajuda externa de habitação em países carenciados.
Rui Graça - Ao contrário do que eu tenho dito várias vezes, que a taipa é um "produto" regional, levaste-o na bagagem para o aplicar em Moçambique. 
Seria interessante explicares como correu esse processo, o que se aproveitou da nossa cultura e o que chocou com ela.
Miguel Mendes - Entendo bem o que queres dizer com "produto regional"... e, no caso do Alentejo e de Odemira em particular, é-o sem qualquer dúvida... mas a verdade é que a taipa é como a gastronomia ou a música: é um produto regional de todo o lado, com especificidades decorrentes do contexto físico, social, económico, cultural, ambiental, etc. De resto, como toda a construção em terra ou, se quisermos, qualquer cultura construtiva local.
Quando o projecto de Moçambique teve início, em 2005, eu já tinha feito as minhas primeiras construções em terra dez anos antes, num contexto experimental e académico que foi a minha infância neste domínio; mais tarde, vivi um processo de descoberta ... a juventude... trabalhando com os arquitectos Alexandre Bastos e Teresa Beirão; em seguida, fiz o post-masters do CRAterre, onde o carácter científico e experimental me permitiu passar à idade adulta. Quando aterrei em Moçambique, mais do que dominar uma técnica (taipa, ou outra), eu já conseguia compreender um material (terra) e entender quais os aspectos que podem e devem ser relevados ou atenuados num ou noutro contexto... nas palavras do arq. John Turner: "um material não vale pelo que é, mas pelo que pode representar para a sociedade".
E a inteligência e a sensibilidade, tal como a terra, também têm índice de plasticidade : se ele é pequeno, tudo se esboroa; se é muito grande, corremos sérios riscos de "fissura após secagem". Ou seja, uma intervenção do género da que decorreu em Moçambique deve, na minha opinião, deixar sempre lugar a que essa inteligência e sensibilidade vão moldando o processo à descoberta do contexto... e essa descoberta é mútua e interativa, porque os destinatários directos deste tipo de programas têm também o seu próprio processo de descoberta, aprendizagem e decorrente reacção, ao longo do projecto, e com isso vão também moldando o próprio contexto, numa evolução em simbiose.
É muito frequente eu fazer comparações entre a arquitectura e a música, e aqui também me parece que poderia simplesmente dizer que isto é jazz... sabes as escalas, os modos, a linguagem, os recursos técnicos e linguísticos, etc.; dão-te um tema, eventualmente um ritmo e uma harmonia; agora improvisa! E fá-lo como julgas ser melhor para os restantes músicos que estão em palco contigo, para o público e para ti próprio.
Ou seja, eu e a Teresa fomos a Moçambique fazer jazz :).
E sabes que mais? Desde o projecto, ao local de implantação, ao programa, às práticas, aos conteúdos, aos próprios participantes, tudo acabou por ser deliciosamente diferente do que estava previsto... nem a mais pequena previsão se concretizou. Pessoalmente, isso foi uma experiência extraordinariamente enriquecedora e o grau de nada que tínhamos (todos) à chegada, comparado com os resultados que conseguimos (todos) obter... e que duram até hoje... fez com que, desde então, eu só receie projectos e missões onde tudo insiste em bater certo desde o início.
RG - A partir de Moçambique, formaste uma ligação muito sólida com a Associação "CRAterre". Será que podes explicar o objectivo desta organização e a importância da mesma para o conhecimento e aplicação de construção em terra a nível mundial?
MM - Na realidade, a minha ligação ao CRAterre pouco tem a ver com Moçambique, eu estudei no CRAterre e comecei com algumas colaborações com esta organização ainda antes de ir para Moçambique. Mas, de facto, a experiência de Moçambique, pelas razões de que falo atrás, deu-me um ânimo incrível para ir para quase qualquer tipo de contexto com um grande optimismo... digamos que o meu factor desenrascanço sofreu um sério incremento, em Moçambique.
O CRAterre é a grande referência mundial, a nível da construção em terra, e entidade pioneira da sua retoma no mundo ocidental, com início de actividade nos anos 70. É uma entidade "tridimensional": é um laboratório de investigação e experimentação, sediado na ENSAG - Escola de Arquitectura de Grenoble (França) e integrante da Unidade de Investigação Arquitectura, Ambiente & Culturas Contrutivas (AE&CC); é a entidade que, na ENSAG, dá formação, nomeadamente, o DSA (post-master, 3º ciclo), com uma frequência bianual, e que forma alunos licenciados (sobretudo arquitectos e engenheiros, mas também geólogos, artistas, antropólogos, etc.) de todo o Mundo, em arquitectura de terra e desenvolvimento sustentável; e é uma associação (do tipo ONG), que desenvolve e participa em projectos de Património, Habitat e Materiais com vários parceiros e contextos em mais de 100 países, até hoje. A minha relação com o CRAterre é antiga e múltipla: estudei no DSA de 2000-2002, sou membro da associação ONG, e faço parte da equipa, há vários anos, quer enquanto membro da equipa de projectos, quer enquanto investigador associado do laboratório. Em termos concretos, representa uma boa fatia da minha actividade profissional, sobretudo no que toca a missões e projectos em diversos países e contextos.
Relevaria três aspectos, da actividade do CRAterre: um enorme conhecimento adquirido e competência; uma base ética e filosófica inabalável e que se reflete na operacionalidade; uma capacidade (cultivada) rara em trabalhar com os parceiros e as populações de forma horizontal, sem processos de 'endoutrinamento' e em processo de valorização e aprendizagem mútuas. Isto dá uma dimensão humana e filosófica à construção com terra que me parece indispensável.
RG - A tua ligação à "CRAterre" abriu-te portas para vários destinos exóticos. Obviamente que nessas andanças de "arquitecto sem fronteiras" deves ter coleccionado experiências inesquecíveis. Podes contar-nos algumas dessas experiências que mais te marcaram?
MM - Teria muitas e muitas horas de coisas para contar! São mais de 15 anos e dezenas de missões, em contexto de carência, desenvolvimento, pós-catástrofe, na maior parte das vezes realizadas a solo, com os parceiros locais ou a população local. O que marca mais? A raiva, perante a miséria extrema das populações, que não consegues explicar! O horror, perante os escombros físicos e humanos de uma catástrofe natural! A desolação perante o olhar longínquo dos migrantes e deslocados! A impotência dos carenciados, face a fenómenos de poder viciado e corrupto! Tudo isso marca, de forma indelével...
Mas o optimismo deve ser 'defeito de fabrico' de quem anda nestas coisas (ou não andaria), e acaba por me marcar bem mais, coisas como a astúcia e a nobreza com que as populações e as pessoas fazem face a situações que arrepiariam o lombo a qualquer europeu, ou a inteligência das estratégias que desenvolvem para o seu quotidiano, ou ainda a ironia, por vezes trágica, que existe nas entrelinhas dessas vidas.
Em 2016 estive envolvido no projecto de construção de campos de refugiados no norte da Síria. O projecto era promovido pelo Crescente Vermelho (correspondente à Cruz Vermelha, em países muçulmanos) do Qatar. A minha missão, enquanto perito CRAterre, era de acompanhar o processo de definições construtivas e de projecto urbanístico e arquitectónico, nas suas variantes. Curiosamente, nessa situação, foi por meu conselho que eles abandonaram a ideia de construir em taipa... uma técnica totalmente exógena e desconhecida pelos intervenientes, excepto a partir de fotos... e passaram ao adobe, que é uma técnica ancestral naquela região, bem mais adaptada ao clima e à terra disponível (daí, ser ancestral, está bem de ver). Na totalidade dos sítios por onde ando e andei, há um fascínio pelo brilho das coberturas em chapa... que trazem uma ideia de modernidade e sofisticação, um fogo-fátuo de civilização... e uma rejeição liminar pelas coberturas em fibras (colmo, palha, etc.). No Haiti, na Guiné-Bissau, em Madagáscar, em Moçambique, no Nepal, etc., toda a gente tenta ser criativa na formulação de razões pelas quais alegam que as coberturas em fibras não funcionam, e torna-se impossível fugir à chapa ondulada, sob pena de descredibilizar todo um processo por causa de um "pormenor". De repente, na Síria, deparo-me com um pedido expresso de que as coberturas sejam planas, em terra. Fiquei extremamente motivado, quer pelo entusiasmo de realizar tal solução construtiva, quer pela constatação de que estava perante pessoas que, deduzira eu, já tinham ultrapassado os estigmas em relação aos sistemas vernaculares. Só não entendi porque reagiram com frieza à minha exultação. Percebi, quando me explicaram que, num passado muito recente, tinham construído campos de refugiados com coberturas em chapa, e que, ainda mal estavam ocupados, e já estavam a ser bombardeados por aviões que usavam o brilho da chapa como 'detector' e mira.
É natural sermos confrontados com coisas muito más e duras. É natural termos um certo sentimento de vergonha alheia, em nome da humanidade, por haver seres humanos a viver em tais condições. É natural sentirmos angústia e inconformismo, quando nos confrontamos com tamanhas assimetrias e injustiças. É natural sentirmos raiva e medo, quando somos ameaçados, como fui, por um alto funcionário do estado de um PALOP, ao assistir a uma aula minha numa universidade local, em que eu apregoava as técnicas construtivas com materiais locais como ferramentas de emancipação e autogestão das comunidades. Mas quando se vem de cepa optimista e inconformista, esses sentimentos servem para estimular a não parar nem desistir.
O que marca para a vida, na realidade, são coisas como ver uma criança de um bairro de lata malgache a desenhar, riscando a pele negra do joelho com um pequeno pau apanhado do chão, com um brilho nos olhos que não se vê em muitos alunos de artes em colégios caros da Europa; ou ver a zona do Grand'Anse (sudoeste do Haiti) pejada de casas construídas a partir dos ensinamentos retirados das que eu e os rapazes que andei por lá a formar tínhamos andado a fazer por aquelas bandas, uns anos antes, porque essas resistiram ao ciclone que entretanto passou, enquanto tudo à volta ficou arrasado; ou ver a efusividade das crianças nas escolas degradadas das montanhas do Burundi perante a passagem de uma hipótese, que é o que alguém como eu, na posição em que lhes surjo, representa para eles.
Mas não posso deixar de referir uma das situações mais gratificantes que tive a extraordinária oportunidade de viver: em 2013, estive em Moçambique, por causa de um projecto para uma escola artística para as crianças dos bairros de lata de Maputo (construção em terra, executada pela comunidade). Resolvi ir visitar o bairro de Mumemo, onde tinha estado a trabalhar oito anos antes, no projecto com a Teresa Beirão. Os jovens que eu tinha formado e que participaram na construção do edifício de demonstração, em 2006, estavam todos para fora, tinham-se mudado, tinham formado família, etc. (alguns, com destino menos bom). Deparei-me com uma série de casas construídas em BTC, com blocos idênticos aos que esses jovens tinham aprendido a fazer comigo, oito anos antes. Fui ao local onde costumávamos produzir esses blocos, em 2006. Encontrei alguns jovens, de volta de 3 prensas, muito semelhantes àquela que tínhamos conseguido desencantar da África do Sul, em 2005, mas não exactamente iguais. Parei e fiquei a olhar. Um dos jovens meteu conversa "estás interessado?" ao que eu respondi que sim. Sem mais, o rapaz começou a explicar-me que aquilo eram blocos de terra comprimida, que eles faziam com umas prensas que eles próprios tinham fabricado, a partir de uma muito velhinha que tinha sido comprada numa formação que tinha havido há uns anos, em que um português tinha vindo ensinar como se fazia, e então agora eles produziam blocos e tinham construído várias casas no bairro. Quando apareceu um dos mais velhos, fui desmascarado, entre galhofa geral, e terminámos todos a fazer blocos, em jeito de brinde "à saúde". Este momento teve particular impacto em mim, por ter sido a constatação "ao vivo e a cores" da total apropriação da técnica, dos saberes e das práticas, pela comunidade, tendo inclusivamente fabricado réplicas melhoradas da prensa, com pequenas alterações que consideravam melhorias. Recebi uma dose extra de motivação, naquela tarde moçambicana!
RG - Finalmente, não pude deixar de reter da tua formação que, de todas as técnicas de construção em terra que foste "coleccionando" no teu percurso, Adobe, Blocos de Terra Comprimidos, vulgarmente designados por BTC ou Cob, para mencionar as mais relevantes, é a Taipa que eleges como favorita. Será que por ter sido o primeiro amor, no nosso Alentejo litoral, ou a taipa é mesmo especial?
MM - Em bom rigor, não foi a primeira dessas técnicas que experimentei. E, na verdade, será mais justo dizer que a minha técnica favorita é aquela que mais sentido faz, naquele contexto... e entenda-se "fazer sentido" como algo plural e não apenas tecnicamente, mas também social, economica, cultural, ambiental, emocional e eticamente (etc.).
A relação com o material terra tem uma particularidade que é o que verdadeiramente me apaixona! a descoberta contínua. A cada projecto, a cada sítio, a cada contexto, temos de repensar tudo. E o que é curioso, é que não temos de inventar quase nada, só temos de saber ver, sentir, pensar.
Há uma abordagem ética que me faz optar sempre pela técnica mais pertinente, nos termos em que falo acima. Mas há uma exultação emocional quando, combinando as variáveis, o resultado dá taipa.
Não me lembro onde ouvi a história de um casal que, certa noite, tinha ido passar um serão a casa de amigos e, ao regressar, o marido, meio taciturno, diz à mulher que não tinha apreciado a forma como, em determinada discussão, ela tomou o partido do seu oponente, em vez do seu; ela respondeu-lhe que, quando se casou com ele, não lhe prometera estar sempre do seu lado, mas sim estar sempre ao seu lado. Será esta, porventura, a minha relação com a taipa.
De facto, tenho uma relação emocional e sensorial altamente íntima com a taipa. Considero-a de uma sofisticação tremenda mas, simultaneamente, de um "primarismo" desconcertante. Chamar-lhe-ia "sofisticadamente elementar". Como tudo o que é genial, a taipa encerra uma simplicidade avassaladora... sobretudo na sua forma tradicional (modular e manual): apaixona-me a ideia de conseguir construir uma casa inteira usando apenas "dois pedaços de madeira".
Conclusão:
Se felizmente, no nosso país, muitas das situações que o Miguel descreve estão ao nível da ficção, a situação de um Sírio ou um Moçambicano que queira construir uma pequena casinha no nosso país também pode ser para eles um filme de ficção, com algumas passagens de terror.
A guerra no nosso país trava-se nas diversas instituições, agora em formato digital que, ao contrário de simplificar o processo, tem aumentado as dificuldades, mesmo para os mais destros informaticamente. Para ter uma amostra do que se exige para a construção da mais pequena casinha, a mesma tem de ser duplamente certificada energeticamente, pelo engenheiro habilitado que elabora o projecto e pela entidade que o confirma. Deverá ter um plano de segurança e saúde específico mesmo que a empresa construtora tenha obrigatoriamente normas de actuação e formação na área. Já não basta uma ficha preenchida por técnico habilitado para executar a instalação eléctrica, actualmente para praticamente todas as construções, já se exige projecto eléctrico e ainda relativamente à energia, queira ou não queira o proprietário utilizar gás, terá sempre de entregar um projecto desta rede de energia, novamente certificado por uma entidade idónea que confirme o previsto por técnico habilitado.
À carga burocrática vai juntar-se a dificuldade em encontrar um empreiteiro que esteja habilitado para a realização da obra, como se imagina também ele submerso em burocracia, em exigênciaS técnicas e em garantias legais.
Mesmo que acreditemos que nas futuras casas não vai haver frio ou calor, que ninguém se vai magoar e que nunca vão ficar mal na paisagem, muitos alentejanos devem estar mais a pensar na famosa história do burro do cigano (que estava a habituá-lo a não comer) que quando já estava quase ensinado morreu, ou seja, as exigências até podem melhorar muito as casas mas em breve nenhum cidadão comum poderá pagá-las!
As dificuldades para a concretização de uma pequena habitação neste momento já são enormes e ainda assim não se consideram aspectos fundamentais como a eficiência hídrica ou a sustentabilidade dos materiais empregues.
Se não encontrarmos uma forma para a realização expedita e prática das casas mais pequenas, apoiada nas práticas populares e tradicionais, não descurando o incrível património imaterial da construção em terra, dando mais autonomia e confiança precisamente aos profissionais no terreno, vão-nos começar por impingir o "fast-food" da construção (como já acontece), as soluções fáceis de pré-fabricados e casas modulares, grande parte importadas e muito pouco amigas do ambiente, apesar de todas se apregoarem "eco" (podemos estar já a assistir à destruição silenciosa do importantíssimo sector da construção civil no nosso país). Nessa altura esperemos que o Miguel Mendes e os seus amigos do CRAterre nos possam vir ajudar a pegar novamente nos maços porque vamos estar sem casas e sem dinheiro.'