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14 julho 2022

Chroniques d'Architecture_Avec Joly&Loiret_voyage en terre inconnue

Avec Joly&Loiret, voyage en terre inconnue
21 Juin 2017
Hossgor @ Joly et Loiret
Le 14 juin 2017, Serge Joly et Paul-Emmanuel Loiret étaient les hôtes des «Rencontres d’A-S», série de conférences organisée dans les locaux d’Architecture-Studio, près de Bastille, à Paris. L’objet de la conférence : la relation de l’architecture au contexte et à son territoire et, plus précisément, la passion de Joly&Loiret pour la terre crue. Rencontre.

Les deux compères sont des anciens d’A-S (pour Serge Joly) ou de l’Atelier Jean Nouvel (pour Paul-Emmanuel Loiret). Après leur diplôme à l’Ecole Paris La Seine, et déjà un joli CV, ils auraient pu tranquillement tailler leur route sur les autoroutes tracées par les grandes agences parisiennes. Ils savaient bien sûr de la représentation et du vocabulaire de l’objet et connaissaient les aléas de la conception mais ils comprirent que l’architecture, à ce moment de leur histoire, ils ne l’avaient pas encore tout à fait apprise.

«Nous avions besoin de contexte et de culture», indique Serge Joly. Pour cela, chacun voyage, tout près et très loin, des menhirs de Carnac à l’Asie, de l’Afrique aux Cévennes… «Ce que nous avons compris est que les architectures, notamment domestiques, sont en réalité des résurgences phénoménales de leur milieu, issues immédiatement de leur contexte».

Shibam, Yemen @ D.R
La relation qu’entretient naturellement le milieu physique avec les milieux culturels devient la clef de l’agence Joly&Loiret en devenir. Laquelle est lauréate des NAJA en 2007 et se voit bientôt retenue pour un projet de bâtiment paysage à Hossgor pour la fédération française de surf et la requalification du Grand Parquet de Fontainebleau.
Depuis, les deux complices poursuivre leur recherche sur l’équilibre des contraintes entre contextes et usages, chacun affecté par la construction. «Ce n’est pas un non-choix. Les choses se nourrissent les unes les autres et l’équilibre de toutes est nécessaire», expliquent-ils.

Grand parquet de Fontainebleau @ Joly et Loiret
En effet, si la notion de milieu est fondamentale, dans son contexte, l’architecture construit des limites, elle se sépare du milieu. «Nous sommes dans une contradiction où l’architecture est à la fois contextuelle et a-contextuelle fondamentalement, contradiction que nous avons perçue dans beaucoup d’endroits», disent-ils.
Peut-être est-ce un peu pour cette raison que, à Hossgor, ils ont porté tant d’attention aux ganivelles, comme autant de limites à souligner pour finalement faire disparaître le bâtiment dans le paysage des dunes.

«Comment équilibrer la nécessité de la construction et les relations à l’environnement de façon plus sensible et sensuelle ?», interrogent-ils. Selon eux, l’architecture devient porteuse de sens car l’homme, que son environnement détermine, a lui-même un impact sur le contexte. Pour citer Churchill, «nous façonnons les bâtiments, après quoi ils nous façonnent». 
Quant à eux, Serge Joly et Paul-Emmanuel Loiret s’appuient sur les recherches d’Augustin Berque et de Lévi-Strauss pour nourrir leur pratique et l’originalité de leur démarche.
«Le bâtiment ne doit pas être posé sur un territoire, il doit avoir un effet d’augmentation, être un révélateur et renforcer le territoire», poursuit Paul-Emmanuel Loiret. En témoignent sans doute, dans deux contextes opposés, la requalification du Grand Parquet dans la forêt de Fontainebleau, un site d’exception, autant que l’extension en cœur d’îlot pour le conservatoire de musique et de danse livré en 2016 à Versailles.

Pôle danse et musique de Versailles @ Schnepp-Renou
En s’intéressant à la matérialité, les deux architectes sont à la recherche d’une relation au milieu moins technologique, plus vertueuse et plus sensible permettant de «requalifier», selon le mot de l’anthropologue, la relation de l’homme à son territoire.

Dans leur discours, la connaissance des milieux est primordiale, encore plus quand il s’agit d’évoquer le chantier du Grand Paris Express. «La question de la matérialité est première car elle répond à bon nombre de problématiques environnementales de façon bien plus simple», insiste Paul-Emmanuel Loiret.
Les circuits sont courts, l’énergie grise optimisée, la ville «sensualisée» et qualifiée. «Pour Lévi-Strauss, la nature est la source première de nos émotions. Elle permet les inventions. Que peut-on inventer dans un environnement en plastique ?» s’interrogent-ils, ne plaisantant qu’à moitié.

Ecologue dans l’âme, Joly&Loiret prône en toute logique le retour positif des techniques vernaculaires de constructions en terre crue, appliqué à l’architecture contemporaine. Comment mettre en pratique ce matériau dans nos villes denses et bétonnées comme jamais ? Pour Réinventer Paris, ces architectes avaient proposé de construire sur le site Masséna une tour en terre crue. Ils expliquaient que bien avant d’être la ville de la pierre, chère à Victor Hugo, Paris avait été édifiée avec des maisons à pans de bois et remplissage de terre. Un discours qui pourrait s’exporter ; à Lyon, le quartier de la Croix-Rousse n’a-t-il pas été entièrement construit en pisé ?

Avec Réinventer Paris, la théorie rencontre des besoins pragmatiques fondamentaux. «La tour en terre devenait le symbole de la réinsertion de matériaux naturels en ville», poursuivent les architectes.

Réinventer Paris @ Joly et Loiret
Au travers de ce projet, ils découvrent l’ampleur de la problématique des remblais, qu’ils estiment à plus de 400 millions de tonnes rien que pour le chantier du Grand Paris Express. Les architectes s’emparent de cet élément de contexte concret proche et méconnu : les terres de Paris ! De ce terrain d’études naîtra à l’hiver 2016 une exposition au Pavillon de l’Arsenal pour laquelle ils assurent le commissariat.
«La terre a beau être le plus vieux matériau du monde, il y a cinq ou dix ans, nous avions oublié comment la mettre en oeuvre. Aujourd’hui nous savons enfin comment ça marche et nous pouvons envisager des utilisations nouvelles et contemporaines», se félicite Serge Joly. 

Aujourd’hui que la connaissance des sols s’améliore, les constructions en terres crues seraient même différentes selon les coins d’Ile-de-France où elles seraient bâties. La recherche sur la terre crue démontre en tout cas la capacité de concevoir «naturellement» avec ce matériau une large variété d’ouvrages.
400 millions de tonnes de terre, c’est une montagne; deux fois la hauteur de la tour Eiffel dit-on. De quoi peut-être interpeller de bonnes volontés politico-économiques ?

@ Schnepp-Renou
Le sujet n’est pas qu’une question de matérialité, l’image est difficile à gérer. «Comment offrir une nouvelle perception du matériau et dépasser les idées préconçues qui le rattachent à la ruralité ou aux pays en voie de développement ? 
Comment lui donner une image de matériau contemporain en phase avec le développement durable actuel ?», s’interrogent les architectes. 
Le bois est parvenu à s’imposer, alors pourquoi pas la terre crue?

Comme souvent en France, une fois les barrages économiques passés, demeurent les règles, normes et autres lois, autrement plus tenaces et retorses. A l’heure de la conférence, Paul-Emmanuel Loiret et Serge Joly n’affichent nulle certitude que de prochains logements sociaux financés par la ville seront montés en briques crues. D’autant que si les recherches avancent certes à bon train, plus vite que les lois en tout cas, nombre d’inconnues demeurent quant aux procédés de fonctionnement selon les échelles. 
En tout cas, ils ont déterminé de n’utiliser ni enduit, qui érode, ni ciment pour rester le plus naturel possible. 

Les bureaux de contrôle parisiens vont s’étrangler !11 et 13 rue Francois Miron, Paris @D.R.
Il est au crédit de Joly&Loiret de rechercher un nouveau rapport à l’environnement urbain, à la ville et au sol que chacun foule chaque jour sans y penser. Ce n’est pas le moindre des mérites de l’agence.

Léa Muller 

24 maio 2022

Pormenor dum cunhal_construção em taipa_OAPIX

Pormenor dum cunhal - construção em taipa _Ferreira do Alentejo_Alfundão_1955
(c) Ordem dos Arquitectos
OAPIX

23 maio 2022

European Commission_Scenarios for a transition pathway for a resilient, greener and more digital construction ecosystem

The European Commission recommends rammed earth and wood as nature-based solutions that not only reduce embodied emissions but also improve air quality & well being of users & inhabitants. "Nature-based solutions such as use of green walls and roofs and of biobased materials and natural resources such as rammed earth and wood, can help to mitigate such impacts while reducing greenhouse gas emissions."
Full read & source: "Scenarios for a transition pathway for a resilient, greener and more digital construction ecosystem:

Watchtower in rammed earth - Negenoord, architects: De Gouden Liniaal Architecten ( Wim Dirickx) (c) Filip Dujardin


19 maio 2022

Workshop de Construção em Taipa_Aljezur_Abril de 2022









Workshop de Construção em Taipa, realizado em Aljezur entre os dias 23 a 26 Abril de 2022

28 abril 2022

Exemplo_Maison Pour Tous_onSITE architecture_Auvergne-Rhône-Alpes_França

 
Photos © Eduard Hueber / archphoto

Maison Pour Tous_onSITE architecture_Auvergne-Rhône-Alpes_França
The Maison Pour Tous (“House for All”) is community center in the Auvergne-Rhône-Alpes region of France which was designed and built by the first-year masters studio “designbuildLAB” of the “Ecole Nationale Superieure d’Architecture de Grenoble” (National Architecture School in Grenoble) with the support of the LabEx AE&CC (Laboratory of Excellence, Architecture Environment & Constructive Cultures).
For centuries the inhabitants of this region have found that their soil was perfectly adapted to rammed-earth construction. Their earth vernacular ultimately led to the (re)invention of contemporary concrete. After more than 100 years of ubiquitous concrete production, the Maison Pour Tous reintroduces and reinvents the inherent sustainability of locally sourced, simply prepared earth for a contemporary application.
The project is a group of three buildings: a multipurpose hall, technical space and storage, that are collected in a sensory landscape. To the North, an expansive mineral plaza accommodates large, busy outdoor events. To the East, a raised plinth prospects over football matches. To the South, earth excavated for the buildings foundations is mounded to generate terraced seating and meandering paths. Nestled among the buildings, a west facing patio with a single bench and deciduous tree offers a quite space to enjoy the setting sun.
Within the earth walls of the hall, an open plan, modulable storage and rolling bars invite a range of uses. A baffled spruce ceiling dampens audible reverberation during large gatherings. Large roof overhangs scribed to the path of the sun passively warm or shade the hall. Punched openings with glazed, larch frame accordion doors link its space to each of the surrounding landscape atmospheres.
Photo © Ludmilla Cerveny
Photo © Ludmilla Cerveny
Photo © designbuildLAB
Photo © Eduard Hueber / archphoto

21 abril 2022

Exemplo_Morocco Pavilion Expo 2020_Dubai_OUALALOU+CHOI

Morocco Pavilion Expo 2020_Dubai_OUALALOU+CHOI

14 abril 2022

Webinaire_Construire en terre en commande publique_Pôle culturel de l'Aria à Cornebarrieu

25 février 2022_Webinaire_Construire en terre en commande publique_Pôle culturel de l'Aria à Cornebarrieu en BTC (Atelier Philippe Madec)
Dans le cadre du cycle de webinaires organisé par Les Grands Ateliers et EnvirobatBDM, ce troisième webinaire permet de découvrir la technique de la brique de terre comprimée, au travers de l'exemple du pôle culturel de l'Aria, en Haute-Garonne. Les intervenants sont Philippe Madec (Atelier Philippe Madec & associés) et Etienne Gay (brique Technic Concept)

Exemplo_Windhover Contemplative Center_Stanford_USA





Windhover Contemplative Center_Stanford_USA
The Windhover Contemplative Center is a spiritual retreat on the Stanford campus to promote and inspire personal renewal. Using Nathan Oliveira's Windhover paintings as a vehicle, the chapel-like center provides a refuge from the intensity of daily life and a space for quiet reflection.
The extended progression to the sanctuary’s entry allows visitors to shed the outside world before entering. Within, the space opens to the oak glade beyond while louvered skylights wash the paintings with natural light, unifying art, architecture and landscape.
Rammed earth walls, wood surfaces, and water heighten the visitor's sensory experience acoustically, tactilely, olfactorily, and visually.
The Center was designed by Aidlin Darling Design in collaboration with Andrea Cochran Landscape Architecture.

12 abril 2022

Video_Observation Tower Negenoord_De Gouden Liniaal Architecten_Belgium

Short film about the Observation Tower Negenoord, seen from the perspective of different characters, made by Lotte Knaepen and Marco Levantacti

08 abril 2022

Exemplo_The Great Wall of Western Australia_Australia






The Great Wall of WA, also known as The Musterers’ Quarters is located on a remote cattle station in North Western Australia, in a rugged, sunburnt landscape that created an unusual and testing set of design parameters to encapsulate in this unique project to provide accommodation for workers during cattle mustering periods. The client required twelve compact and functional units, maintenance free and energy efficient both when in use and vacant.
A sand dune arches around the back of the existing cattle station homestead and the Musterers’ Quarters have been buried beneath it and faced with a continuous rammed earth wall cutting a saw tooth face, they follow the crest of the dune and fan out toward the view of ghost gums scattered on the river banks. 
The design represents a new approach to the scorched remote North Western Australian architecture, moving away from the sun baked, thin corrugated metal shelters to naturally cooled earth architecture and the aerial view of this landscape and the zigzagging wall is reminiscent of traditional aboriginal paintings. 
On the highest point a Chapel dominates the Musterers’ quarters; a multipurpose room imbibed of the sacred aura of the place, from the original indigenous carertakers of the site to the headstones marking the graves of the first settlers at the bottom of the hill. The same room is also a meeting point, a meditation place and a contemplative look out. 
The Chapel is a simple oval rammed earth construction with skewed conical Cor-Ten steel roof that provides protection from the scorching sun. The cone apex, truncated at an oculus, provides a solar meridian on the floor. 
A gold anodised aluminium ceiling and a sacred verse inscribed on the ring beam of the roof are subtle spiritual components that do not attempt to rival the intrinsic spirituality of the landscape.
(Text and images from terra-award.org)
The longest rammed earth wall in Australia and - probably - the southern hemisphere, has been selected as a finalist in the (Australian Institute of Architects) Western Australia architecture awards, and Terra-award laureate on Collective Housing category.
At 230 metres long, the rammed earth wall meanders along the edge of a sand dune and encloses twelve earth covered residences, created to provide short-term accommodation for a cattle station during mustering season. With their 450mm thick rammed earth facade and the sand dune to their rear and forming their roofs, the residences have the best thermal mass available, making them naturally cool in the subtropical climate.
The rammed earth wall (construction) is composed of the iron rich, sandy clay that is a dominant feature of the site, gravel obtained from the adjacent river and (bonded with) water from the local bore (hole).
The design of the accommodation represents a new approach to remote North Western Australia architecture, moving away from the sun baked, thin corrugated metal shelters to naturally cooled architectural earth formations.

The Great Wall of Western Australia
Client: Jaxon
Architects: Luigi Rosselli
Builder: Jaxon Construction
Earthen company: Murchison Stabilized Earth Pty Ltd
Area : 230 m²
Photographs credits :Edward Birch
Environmental Consultant : Floyd Energy
Structural Consultant : Pritchard Francis
Project Architects : Kristina Sahlestrom, Edward Birch, David Mitchell
Interior Designer : Sarah Foletta
Location: Pilbara, Western Australia, Oceania